30/10/2012
Association + Entreprise = Innovation sociale
L’édition 2012 du Forum des Associations et des Fondations a enregistré le 25 octobre dernier un nouveau record d'affluence : 4 280 dirigeants, élus et permanents se sont rendus à ce grand rendez-vous du secteur associatif. Pas moins de 60 conférences techniques et ateliers pratiques ont permis aux visiteurs de s’approprier les meilleures pratiques juridiques, fiscales, sociales, comptables, financières, de management et de communication. Parmi les nombreuses personnalités présentes ce jour-là, deux ministres se sont exprimés sur les ambitions du gouvernement pour soutenir ce secteur entre mutations et crise économique : Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie associative, et Benoit Hamon, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé de l’Economie sociale et solidaire et de la Consommation. Leur intervention sera disponible dès le 12 novembre prochain sur le site du Forum.
L’innovation sociale, un remède anticrise
Le forum a clôturé ses portes sur un débat aussi intéressant que dynamique sur le thème de l’innovation sociale, considéré par beaucoup comme le principal remède anticrise en Europe et une voie de développement pour les pays les plus pauvres. Remarquablement préparé et animé par Virginie Seghers, spécialiste de l'entrepreneuriat social, fondatrice d’Almaviva Conseil, le sujet réunissait autour de la table huit acteurs de l’innovation sociale, œuvrant en entreprise ou en association : Christian de Boisredon, fondateur de Sparknews, Olivier de Guerre, président de Phitrust, Marianne Eshet, déléguée générale de la Fondation SNCF, Michel Laborie, directeur général de Cultura, Clémence Patureau, responsable du pôle Recherche de la Chaire « Social Business - Entreprise et Pauvreté » de HEC, Arnaud Poissonnier, président et fondateur de Babyloan, Gilles Vermot-Desroches, directeur Développement Durable de Schneider Electric, et enfin, Charles-Edouard Vincent, dirigeant d’Emmaüs Défi.
Au cœur de l’entreprise et de l’association
L’innovation sociale voit le jour au cœur de l’entreprise et de l’association pour faire face aux grands défis planétaires qu’ils soient d’ordre sociaux, culturels, sanitaires… Elle est multidimensionnelle (commerciale, organisationnelle, technologique, marketing…) et fait intervenir une pluralité d’acteurs : entreprises, associations et pouvoirs publics. Elle se définit avant tout par sa finalité : construire sur le terrain une réponse à un problème de société peu ou mal satisfait, et réussir à changer d'échelle pour passer de l'expérience locale à une solution globale. Les huit intervenants l’ont chacun défini de manière très complémentaire : inventer une réponse de proximité bâtie sur le terrain avec les acteurs locaux, favoriser l’hybridation des ressources pour changer d’échelle, créer une forme d’organisation différente pour travailler ensemble et construire une solution durable, rechercher le mieux-être des citoyens qu’ils soient bénéficiaires des associations ou salariés des entreprises, « prendre son pied à aider les autres », identifier ensemble un besoin social et co-construire une réponse innovante…
Emmaüs Défi : notre force, c’est le terrain
Schneider Electric : une démarche apprenante
Babyloan : le peer to peer, 2 innovations en 1 pour le microcrédit
Cultura : réconcilier le consommateur et le citoyen
Fondation SNCF : enrichir la vie dans l’entreprise
PhiTrust : financer l’innovation sociale
Sparknews : les médias peuvent changer le monde
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28/10/2012
Le Festival du Vent à Calvi : 5 jours au cœur de l’humain et de la nature
Fondé en 1992, un mois après Rio, le Festival du Vent est né en Corse, sous l’impulsion de Carina et Serge Orru, de la volonté de réunir à Calvi des artistes, des intellectuels, des scientifiques, des entrepreneurs et des sportifs autour d’un même fil rouge : le respect de l’autre dans la diversité.
Du 27 au 31 octobre, sous le parrainage d’Isabelle Autissier, navigatrice et présidente du WWF France, et de Yann Arthus-Bertrand, photographe et créateur de Good Planet, le Festiventu fête ses 20 ans cette année. Deux décennies d’échanges et de rencontres transdisciplinaires pour propager la culture, la connaissance et l’écocitoyenneté.
Un programme éclectique et pointu
Comme à chaque édition, pendant 5 jours de festivités, l’association Les Amis du Vent réunit 400 personnalités et 40 000 visiteurs autour du rapport entre l’humain et la nature. Calvi devient le carrefour fertile de l’écologie, de la culture, du sport, des sciences et des droits humains. Des débats et conférences, des projections, des concerts et des spectacles de rue, une exposition dédiée à l’habitat durable, des ateliers pour les enfants et les adolescents… Cet événement, devenu incontournable en France notamment par la qualité et l’éclectisme de son programme, ne connaît qu’un seul mot d’ordre pour Carina et Serge Orru, co-présidents de l'association Les Amis du Vent : « le mélange des genres et des gens dans le pluralisme de pensée et la tolérance ». La parole circule, les points de vue se confrontent et l’information essaime. Sport et écologie, précarité énergétique, responsabilité sociétale de l’entreprise, engagement humanitaire, aérien et développement durable, agriculture, écologie politique, eau, slow food, habitat durable, sujets du temps présent, enjeux de société… « Un lieu de débat, une plateforme d’expression pour ceux qui ont des choses à dire et veulent faire avancer les choses ».
Un souffle citoyen
Alexandre Jardin, Pierre Rabhi, Tristan Lecomte, Jean-Marie Pelt, José Bové, Yann Arthus Bertrand, Bettina Laville, Xavier Emmanuelli, Martin Guespereau, Eric Laurent , Daniel Geneste, Corinne Lepage, Fabien Abraini, Skipe the Use, Christophe Alvévêque, Pierre Caussade, Bernard Saincy, Sanseverino, Eric Gueret, Françoise Graziani, Tignous, Gérard Caussé, Marie-Hélène Aubert, les Polyphonies Corses, Marc Muselli, Cécile Breton ... Entrepreneurs, artistes, scientifiques, intellectuels, hommes politiques, engagés dans des combats pour l’homme et la nature, ils viennent raconter leurs expériences, partager leur passion, dénoncer l’inacceptable, réfléchir à un autre modèle de société, développer une intelligence de l’humanité, repenser la politique, donner une autre dimension à l’individu… un souffle citoyen envahit Calvi, participe à la prise de conscience et pollinise les esprits pour propager l’envie de bien vivre.
Des initiatives porteuses d’espoir
Comme à chaque édition, au-delà du partage des connaissances, c’est aussi là que naissent de belles initiatives. En 1999, lors de la 8ème édition du Festival du Vent, la campagne « Halte aux sacs plastiques ! » a permis d'éradiquer les sacs plastiques dans la grande distribution corse. 10 ans plus tard, le Festiventu 2010 s’attaque aux 4 500 milliards de mégots qui sont jetés chaque année dans le monde, véritable fléau pour l’environnement, avec une campagne choc « Jette pas ton mégot, deviens un héros » soutenue par le Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie et le Crédit Agricole de Corse. L’association Les Amis du Vent profite de ses 20 ans pour reprendre le flambeau sur ce combat qu’elle compte bien mener au-delà de l’île de beauté.
10:57 Publié dans Engagement associatif, Entrepreneuriat social, Humanitaire, Philanthropie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08/10/2012
Gaspillage alimentaire : 155 kilos par an et par personne !
Alors qu’un milliard d’êtres humains souffrent de malnutrition sur notre planète, un tiers de la production mondiale de nourriture est gâchée. L’ensemble des producteurs, distributeurs et consommateurs des pays occidentaux jette des quantités d'aliments qui pourrait nourrir 7 fois la population qui a faim dans le monde.
Le gaspillage de nourriture intervient tout au long de la chaîne alimentaire et soulève des questions environnementales, éthiques et économiques. Se poser la question du gaspillage alimentaire, c’est se poser celle de notre survie. En 2050, nous serons 9 milliards d’habitants sur terre et autant de bouches à nourrir. La production agricole doit réussir un tour de force : répondre à la forte hausse de la demande tout en préservant les ressources naturelles. Le premier réflexe serait de dire que pour nourrir plus de monde, il faudrait produire plus, alors qu’il suffirait de gaspiller moins Des solutions étonnamment simples permettraient de résoudre ce qui est devenu l’un des plus problèmes environnementaux et sociaux auxquels il est le plus urgent de faire face. Notre mode de vie a généré une crise alimentaire mondiale. Il faut maintenant la résoudre.
Le gâchis en image
C’est ce grand défi de notre société que Canal+ met en image avec le documentaire Global Gâchis, le scandale mondial du gaspillage alimentaire, diffusé le mercredi 17 octobre prochain à 20h50. Le film fait l’état des lieux et analyse le phénomène, propose des clés pour en comprendre les enjeux et des solutions collectives pour les relever. Il donne la parole à l’un des plus actifs pourfendeurs du sujet : Tristram Stuart, auteur du livre Waste. « En sa compagnie, nous allons en Europe, au Costa Rica, au Pakistan, aux États-Unis ou encore au Japon découvrir des exemples affligeants de gaspillage, mais aussi de stimulantes innovations et des solutions pour tirer le meilleur parti de ce que nous produisons » explique Christine Cauquelin, directrice des documentaires de Canal+.
Le banquet des 5000
Avec ce documentaire, Canal+ pose publiquement le débat sur le petit écran. La chaîne va plus loin et organise à Paris quelques jours avant la diffusion, le banquet des 5000, un déjeuner gratuit pour 5 000 personnes, uniquement cuisiné avec des ingrédients qui auraient été jetés alors qu’ils sont encore parfaitement consommables. Sur le parvis de l’Hôtel de Ville, le samedi 13 octobre à partir de 13h00, 5 000 assiettes de curry seront servies dans une ambiance conviviale. Différents stands proposeront des démonstrations de cuisine, des trucs et astuces pour conserver au mieux ses aliments, des recettes simples et bluffantes anti-gâchis, des présentations de différentes associations qui œuvrent au quotidien pour réduire le gaspillage alimentaire…
Les chiffres du gaspillage alimentaire en France
Des épiceries solidaires pour lutter contre le gaspillage
Pour aller plus loin : La Grande (sur-)Bouffe, pour en finir avec le gaspillage alimentaire, de Bruno Lhoste, préfacé par Tristram Stuart, aux éditions Rue de l’échiquier.
11:24 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



